C’est qui la winneuse qui a mangé chez Lignac?

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L’autre jour j’ai eu l’immense chance de goûter aux mets d’un restaurant étoilé, sans pour autant casser ma tirelire ou appeler en catastrophe le petit bonhomme vert de Cetelem pour qu’il vienne à ma rescousse moyennant des intérêts exorbitants. Non ça, ça a plutôt été le sort du charmant jeune homme qui m’y invitait mais revenons au menu en lui-même avant de se couper l’appétit avec de tristes considérations pécuniaires.

Au menu de ce soir-là, le chef (Cyril Lignac, le cuisinier ultra-médiatique à l’accent chantant) nous proposait :

Oeuf bio de la ferme de Champignolles moelleux, crème à la truffe noire, endives cuisinées au jambon blanc de Paris et truffe noire

Argh… S’il y a bien UN truc que je déteste c’est les endives au jambon… Je trouve ça amer, absolument immangeable et je soupçonne les prétendus amateurs de ce plat de discrètement vider le contenu de leur assiette dans la poubelle dès que les autres convives ont le dos tourné… Pourquoi agissent-ils ainsi? Je n’ai pas encore de réponse à cette question mais je continue à investiguer…  Enfin bon tout ça pour dire que définitivement Lignac a réussi le pari impossible de me faire aimer cette amertume : j’ai trouvé cette entrée absolument divine. Si vous voulez avoir une idée de l’aspect de ce plat, regardez donc la photo ultra flippante en tête de cet article.

Langoustine de pêche Atlantique cuisinée à l’huile d’olive, crème à la fève tonka, asperges vertes de Provence au sarrasin torréfié

Argh… S’il y a bien UN truc que je déteste c’est… Non je plaisante, encore une fois c’était exquis.

Ris de veau de Corrèze rôti au beurre noisette, jus acidulé aux piquillos et purée de pomme de terre ratte

Je n’ai jamais dégusté une viande aussi tendre. Un bonheur à l’état pur. Quant aux rattes, il s’avère que ce sont mes pommes de terre fétiches et que quiconque a déjà mangé une raclette avec moi sait qu’il ne faut JAMAIS plaisanter avec la qualité de la pomme de terre. Ramenez des bintjes au lieu de rattes et vous aurez l’occasion de me voir perdre mon légendaire sang-froid. En la matière je n’ai aucun humour, mais surtout je m’égare. Bref. La purée était absolument délicieuse, très beurrée je pense, ce qui me rappelait la fameuse règle de Robuchon et de ses 25% de beurre dans une purée. Tout va bien, les maillots de bain sont encore loin.

Noisettes du Piémont en chantilly légère, sablé fondant praliné, crémeux chocolat Alpaco, glace praliné noisettes.

Excellent dessert, mais j’ai eu un peu plus de mal à l’apprécier car j’étais particulièrement repue après ce copieux repas. Je n’ai même pas pu le finir (et là vous vous exclamez « Mais quelle connasse! »… Hé oh, restez polis!)

Je vous passe bien entendu les amuse-bouches inclus dans le menu (il y avait notamment une petite bouchée de foie gras au wasabi absolument divine!) et les différents vins qui accompagnaient les plats (4 verres au total… On était pompettes). Mea maxima culpa, j’ai englouti deux petits pains thym-citron (savamment beurrés par mes soins au beurre au sel fumé) sans aucune pitié pour mon accompagnateur alors qu’il s’agissait des derniers exemplaires dans la panière et qu’à l’heure où j’écris ce texte, je commence à me demander s’il n’aurait pas souhaité y goûter.  Trop tard.

L’ambiance était par ailleurs nettement moins guindée que l’image que je me faisais des grands restaurants. En même temps, pour être tout à fait honnête, sorti du serveur qui beugle « une grande frite et un big mac » à son coéquipier, je ne connais pas grand-chose… Les serveurs étaient extrêmement gentils, aimables et absolument pas hautains (je devais sans doute les voir à l’image du critique culinaire dans « Ratatouille », une autre de mes références gastronomiques).

En toute fin de repas, nous avons vu arriver une immense et gracile silhouette qui virevoltait entre les tables, riant, serrant des mains, embrassant une jeune femme dont c’était l’anniversaire, tutoyant les différents convives… Bref, la réputation sympathique de la star de M6 est vraiment loin d’être surfaite.

Merci Monsieur Lignac! (et merci infiniment au jeune homme qui m’a offert ce moment unique)

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